Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 22:31

 

 Le poisson ne doit pas quitter les eaux profondes

Commettre une faute et ne pas s’en corriger, c’est là la vraie faute. Mais le pardon n’efface pas la faute.

                                                                                     confucius

 

Passer au travers des illusions et de l’interprétation erronée que nous faisons au travers de la pensée étroite est une des grandes difficultés de l’existence.

L’interprétation, voilà bien le problème majeur qui se pose à nous dés lors que nous sommes confrontés à l’existence et à l’autre. Se rapprocher de ce qui apparaît recéler un danger ne veux donc pas forcément dire s’opposer inutilement mais bien parvenir à bonne distance des choses pour un jugement plus clairvoyant sur la nature de ce danger et la manière de l’affronter si nécessaire.

Glisser autour du problème sans s’y heurter ou tenter de s’y opposer.

Pour tenter de parvenir à un cheminement efficace il convient d’adopter une attitude mentale claire et une intention précise, ainsi tout ce qui vous entoure prendra son sens véritable, sens parfois bien caché et souvent sciemment.

Ainsi les principes de l’existence ne nous sont pas révélés spontanément sous leur forme la plus compréhensible et le prix de la vie est parfois comptabilisé au travers d’illusions perdues et de vaines ambitions.

C’est pourtant pour ces illusions et ambitions, dans ces eaux troubles et profondes qu’il faut plonger pour espérer trouver le secret d’une existence harmonieuse. Il va sans dire qu’une telle attitude oblige trop souvent à ramer à contre courant des idées reçues, que l’entourage y perd son latin que vous même risquez parfois d’être déstabilisés par les difficultés rencontrées et les montagnes d’incompréhension déclenchées par cette attitude. Vivre dans l’illusion de ses pensées procure à la plupart des gens  une sensation de confort et un faux sentiment de sécurité et tout ce qui peut le faire se poser des questions dérangeantes sur leur état sera quelque chose que tous considéreront comme suspect, voire dangereux.

Est-il ainsi possible de devenir une personne équilibrée sans passer par de profondes périodes de doute et de remise en question ?

Le monde ne pourrait-il donc se résumer qu’à ce prisme que nous percevons ?

Sommes-nous à ce point infaillibles dans nos petites certitudes pour nous contenter de ce monde étroit qu’elles nous construisent ?

Ainsi nous sommes tentés en permanence par toute sorte d’utopies, romantiques, philosophiques, politiques, de fausses impressions et des jugements à l’emporte pièce  qui viennent polluer notre perception des choses, qui nous enferment dans des comportements violents, injustes qui nous rendent tristes et dépendants de nouvelles utopies.

Ces utopies sont souvent « logiques », « séduisantes », « intellectuellement valables », « théoriquement raisonnables » mais elles finissent toutes par échouer à plus ou moins long terme car elles ne correspondent pas à la réalité de nos existences. Nous passons ainsi la plus grande partie de ces existences à vivre dans une sorte de rêve, sans nous rendre compte que nous dormons et que nous n’avons pratiquement aucune chance de nous éveiller sans y travailler ardemment.

La fluidité au travers des pensées et des actes pour en arriver à l’anticipation est ce serpent de mer que nous recherchons tous et qui pourrait bien se cacher dans une attitude des plus simple, l’initiative.

Initiative de faire taire le bavardage mental de notre ego, sortir de la conscience subjective, atteindre un état d’esprit objectif, sinon nous passerons notre temps à nous faire piéger par les apparences et les feintes.

C’est en adoptant cette attitude que l’on peut s’approcher d’une certaine forme d’intuition.

 Nous passons notre temps à parler et à assener au monde des pseudo vérités que l’on nous enseigne sans les avoir ressenties, vérifiées ou redécouvertes, nous passons donc la majeure partie de notre temps à "mentir", sans vraiment nous en rendre compte, enfermés que nous  sommes dans nos certitudes. Voilà pourquoi il faut toujours conserver une part de doute sur nous même, refuser de juger avant d’avoir vécu.

Attention à cette illusion que la culture ou la réussite fait à certain d’être des « hommes supérieurs » alors qu’ils ne font que répéter ou reproduire ce que d’autres leurs ont enseigné mais sans y mettre cette part d’âme et de sincérité qui donne toute leur valeur aux actes et à l’enseignement.

Il ne faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle les utopies s’écroulent en catastrophe.

Le savoir et le voyage de vie doivent s’équilibrer dans la recherche de "sa" vérité, même s’il y a peu de chance d’y parvenir, alors la conscience objective peut apparaître.

Nous devons apprendre à reconnaître en nous l’instinct et l’intuition en faisant taire notre cerveau bavard, nos égos surdimmensionnés qui nous condamnent à la surenchère dans l'opposition et la provocation, à cet orgueil qui finit par tout embraser, tout détruire de l'amour.
Un enfant pour moi fut l'étincelle, le déclic, une nouvelle étoile.

Publié dans : DIVERS - Par SUAKIN
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