ECRITS ET POEMES

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 21:18
                      "Les uns disent ceci,
                   les autres affirment cela,
    mais du vieux maître on peut seulement affirmer que,
            ayant aimé l'obscurité par dessus tout,
     cet homme effaça délibérément la trace de sa vie"
                                
Suimen Tse à propos de Lao Tseu



Les plus grands historiens chinois peinent encore à avancer avec certitude l'identité exacte de celui que la planète entière connait comme auteur du Tao Tei King et nomme Lao Tseu.
Lao Tseu est la traduction de "vieux maître" et sans que rien ne soit prouvé historiquement vu le peu d'informations on sait qu'il vécut entre 570 et 490 avant JC et qu'il fut sans doute archiviste à la cour des Tchou.
A cette époque la situation politique est un chaos de luttes de clans, de jalousies entre seigneurs, de vols, détournements, assassinats, complots pour s'emparer du pouvoir et surtout de quelques biens que ce soit, peu de place pour la sagesse, les philosophes et les penseurs.
La légende dit que c'est en réaction à cette situation désespérée que "Lao Tseu" rédigea le Tao Tei King qu'il offrit à un ami, Yian Hi, aprés quoi il quitta la cours et n'y retourna jamais.
Un autre fait semble plus appartenir à la légende qu'aux faits historiques et qu'il convient d'éclairer pour replacer les choses. Lao Tseu ne fut pas l'inventeur du Tao. Le Tao était déja une adaptation par les chinois de la doctrine des Upanishads et Lao Tseu eu accés dans la bibliothèque gigantesque de l'empire à ces textes dont il s'inspira pour composer son oeuvre qui n'en demeure pas moins importante et fondatrice. Ce n'est que deux siècles plus tards que des sâges traduisirent et expliquèrent en langage simple les mots hermétiques du vieux maître et rendirent ses textes plus rîches en expression allant jusqu'à influencer la pensée et la littérature chinoise jusqu'à nos jours. 
On ne sait pratiquement rien de la vie de Lao Tseu mais il choisit certainemet une vie pauvre et obscure, préférant l'isolement, la retraite, la méditation, allant même, comme d'autres sâges de son époque, Tchouang Tchéou, à effacer toute trace de leur vie. 
Le principe du TAO:
Au commencement existait imperceptiblement un être unique, une entité, il se nomma TAO ou "principe" car toute chose qui suivit est une émanation de lui. Pendant des temps immémoriaux totalement immobile il se mit soudain à rayonner de son aura, sa vertu "TEI". Cette vertu possédait deux modes d'expression, le "Yin" et le "Yang" et elle créa entre ses deux pôles le ciel, la terre et l'air.
Le principe étant dans tout tout est donc dans le principe.

S'ensuit donc un cycle sans cesse recommencé de naissance, évolution, décroissance et mort puis de renaissance....
L'homme n'a dans ce cycle qu'une simple place non prépondérante au même titre que toutes les autres créatures  et reviendra sous une forme ou une autre, animal, végétal, minéral...
Tempérance, paix intérieure, contrôle des émotions, se préservez de tout ce qui fatigue et use le mental et le physique voila le travail personnel du sage, ce qui ne l'empechera pas d'être présent au monde et d'y prendre part en accomplissant sa tache d'homme de la cité...
En prenant du recul et en developpant une attitude de détachement le sage n'impose rien, n'édicte pas de règles; il suit son chemin et laisse les autres suivre le leur sans les juger ni les influencer, l'instinct naturel.
    Ne surtout pas prendre au sérieux les chôses de ce monde 
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 22:31

 

 Le poisson ne doit pas quitter les eaux profondes

Commettre une faute et ne pas s’en corriger, c’est là la vraie faute. Mais le pardon n’efface pas la faute.

                                                                                     confucius

 

Passer au travers des illusions et de l’interprétation erronée que nous faisons au travers de la pensée étroite est une des grandes difficultés de l’existence.

L’interprétation, voilà bien le problème majeur qui se pose à nous dés lors que nous sommes confrontés à l’existence et à l’autre. Se rapprocher de ce qui apparaît recéler un danger ne veux donc pas forcément dire s’opposer inutilement mais bien parvenir à bonne distance des choses pour un jugement plus clairvoyant sur la nature de ce danger et la manière de l’affronter si nécessaire.

Glisser autour du problème sans s’y heurter ou tenter de s’y opposer.

Pour tenter de parvenir à un cheminement efficace il convient d’adopter une attitude mentale claire et une intention précise, ainsi tout ce qui vous entoure prendra son sens véritable, sens parfois bien caché et souvent sciemment.

Ainsi les principes de l’existence ne nous sont pas révélés spontanément sous leur forme la plus compréhensible et le prix de la vie est parfois comptabilisé au travers d’illusions perdues et de vaines ambitions.

C’est pourtant pour ces illusions et ambitions, dans ces eaux troubles et profondes qu’il faut plonger pour espérer trouver le secret d’une existence harmonieuse. Il va sans dire qu’une telle attitude oblige trop souvent à ramer à contre courant des idées reçues, que l’entourage y perd son latin que vous même risquez parfois d’être déstabilisés par les difficultés rencontrées et les montagnes d’incompréhension déclenchées par cette attitude. Vivre dans l’illusion de ses pensées procure à la plupart des gens  une sensation de confort et un faux sentiment de sécurité et tout ce qui peut le faire se poser des questions dérangeantes sur leur état sera quelque chose que tous considéreront comme suspect, voire dangereux.

Est-il ainsi possible de devenir une personne équilibrée sans passer par de profondes périodes de doute et de remise en question ?

Le monde ne pourrait-il donc se résumer qu’à ce prisme que nous percevons ?

Sommes-nous à ce point infaillibles dans nos petites certitudes pour nous contenter de ce monde étroit qu’elles nous construisent ?

Ainsi nous sommes tentés en permanence par toute sorte d’utopies, romantiques, philosophiques, politiques, de fausses impressions et des jugements à l’emporte pièce  qui viennent polluer notre perception des choses, qui nous enferment dans des comportements violents, injustes qui nous rendent tristes et dépendants de nouvelles utopies.

Ces utopies sont souvent « logiques », « séduisantes », « intellectuellement valables », « théoriquement raisonnables » mais elles finissent toutes par échouer à plus ou moins long terme car elles ne correspondent pas à la réalité de nos existences. Nous passons ainsi la plus grande partie de ces existences à vivre dans une sorte de rêve, sans nous rendre compte que nous dormons et que nous n’avons pratiquement aucune chance de nous éveiller sans y travailler ardemment.

La fluidité au travers des pensées et des actes pour en arriver à l’anticipation est ce serpent de mer que nous recherchons tous et qui pourrait bien se cacher dans une attitude des plus simple, l’initiative.

Initiative de faire taire le bavardage mental de notre ego, sortir de la conscience subjective, atteindre un état d’esprit objectif, sinon nous passerons notre temps à nous faire piéger par les apparences et les feintes.

C’est en adoptant cette attitude que l’on peut s’approcher d’une certaine forme d’intuition.

 Nous passons notre temps à parler et à assener au monde des pseudo vérités que l’on nous enseigne sans les avoir ressenties, vérifiées ou redécouvertes, nous passons donc la majeure partie de notre temps à "mentir", sans vraiment nous en rendre compte, enfermés que nous  sommes dans nos certitudes. Voilà pourquoi il faut toujours conserver une part de doute sur nous même, refuser de juger avant d’avoir vécu.

Attention à cette illusion que la culture ou la réussite fait à certain d’être des « hommes supérieurs » alors qu’ils ne font que répéter ou reproduire ce que d’autres leurs ont enseigné mais sans y mettre cette part d’âme et de sincérité qui donne toute leur valeur aux actes et à l’enseignement.

Il ne faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle les utopies s’écroulent en catastrophe.

Le savoir et le voyage de vie doivent s’équilibrer dans la recherche de "sa" vérité, même s’il y a peu de chance d’y parvenir, alors la conscience objective peut apparaître.

Nous devons apprendre à reconnaître en nous l’instinct et l’intuition en faisant taire notre cerveau bavard, nos égos surdimmensionnés qui nous condamnent à la surenchère dans l'opposition et la provocation, à cet orgueil qui finit par tout embraser, tout détruire de l'amour.
Un enfant pour moi fut l'étincelle, le déclic, une nouvelle étoile.

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