REVUE DE DETAILS ?!

Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 10:23



« …la pire des choses serait de vivre esclaves… »



Chef de guerre solitaire , homme sage et érudit , résistant déterminé, poète, espoir pour son peuple et père de famille, Ahmad Shah Massoud ne doit pas être oublié !!!

Négligé par l’occident, sous-estimé par les gouvernements, jamais pris au sérieux, ignoré poliment lors des quelques voyages qu’il effectua pour essayer de sensibiliser le monde « extérieur » sur la situation dramatique de son pays, l’urgence de l’aider dans sa lutte devant le danger que représentent les talibans, il ne fut réellement pris en considération qu’au lendemain de sa mort lorsque le monde découvrit effaré le déluge de feu, d’acier et de mort qui s’abattit sur le World Trade center le 11 septembre 2001. On découvrit alors les talibans, le terrorisme, le Pakistan, les camps d’entrainement de kamikazes et la résistance acharnée d’un homme, Ahmad Shah Massoud assassiné par de faux journalistes kamikaze à la veille des évènements New Yorkais………..trop tard, Massoud est mort, le lion du Panjshir n’est plus et même si la force de son combat retentira encore longtemps dans le cœur et les montagnes d’Afghanistan, sa vie et son combat s’arrêtent là.

Né en 1953 en Afghanistan, à Jangalak une province du Panjshir, résistant à l’invasion soviétique, aux talibans, quasi vainqueur de cette guerre de plus de trente ans, assassiné par « Al Qaida » le 9 Septembre 2001, 2 jours avant les attentats contre les tours de Manhattan.

De haute lutte il est devenu « le lion du Panjsher », jouant un rôle prépondérant dans la résistance armée tout d’abord contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan, remportant de si éclatantes victoires contre cette armée suréquipée avec seulement quelques milliers de moudjahidin que la presse internationale finit par le considérer comme l’avenir politique de l’Afghanistan, lui qui ne rêvait que de paix pour son peuple et dut se marier et avoir des enfants en secret pour les protéger de la folie de la guerre, puis par la suite dans sa longue lutte contre les talibans soutenus par les Pakistanais , il pris le maquis pour protéger le centre et le nord de son pays ainsi que la terrible bataille pour libérer Kabul.

Ahmad Shah Massoud rêvait de paix, de voyages pour découvrir le monde et d’études pour le comprendre; sensible à la poésie les yeux plein de cet humour désespéré qui habite les grands hommes, les visionnaires, les guides. Lorsque vint le temps il refusa ce pouvoir pour lequel il n’éprouvait en vérité aucun goût, lui ne voulait que rendre la liberté à son peuple, chasser tout d’abord les envahisseurs russes puis par la suite les extrémistes Talibans qui plongeaient son pays dans l’obscurantisme et le totalitarisme.

Massoud n’était pas un homme parfait, ne se considérait pas comme tel et reconnaissait avoir commis des erreurs durant ses longues années de lutte mais il convient de prendre en considération certains paramètres propres à l’Afghanistan, sa culture et son histoire séculaire faites d’alliances, de trahisons, d’accords et de luttes entre les clans pachtoun, Khalq, Parcham…, d’invasions, d’occupations russes et anglaise, de conflits répétés avec le Pakistan.

En 1960 Ahmad Shah Massoud n’a que 7 ans alors que l’on découvre dans le sous sol Afghan du pétrole et du gaz naturel en grande quantités, les grandes puissances dont l’URSS commencent à resserrer leurs liens et leur emprise sur le pays sous le regard inquiet des USA.

Quelques années plus tard et malgré les efforts des USA pour les contrer les russes entreprennent l’exploitation des richesses pétrolières et construisent le fameux gazoduc sujet de toutes les convoitises.

Les mouvements islamistes étudiant dont fait partie Massoud s’agitent de plus en plus (nous sommes dans les années 70) pour critiquer l’influence occidentale en politique et dans les mœurs.

18 Juillet 1973 coup d’état contre la royauté et institution de la république d’Afghanistan suivit en 1975 d’une tentative de coup d’état fomenté par certains membres de l’organisation « jeunesse musulmane » dont fait partie Massoud ; trahi par l’un des siens il prend les armes et se réfugie dans la vallée du Panjshir où il organise un front de résistance.

Durant les années suivantes une série de conflits politiques et d’intérêts auréolés d’accords et de trahisons pour posséder le pouvoir et les richesses de ce pays vont semer le trouble, la guerre, la haine et vont aboutir à l’invasion de l’Afghanistan par les troupes russes venues protéger leurs intérêts au détriment du peuple, massacres, tortures, emprisonnement, déportations, répression, plusieurs milliers de morts lors de manifestation nationalistes et de la malheureusement célèbre « révolte des étudiantes« …

La résistance Afghane s’organise au Peshawar et les accords se nouent entres les factions réfugiées au Pakistan qui pour l’heure accueille les rebelles et les réfugiés par milliers, puis par millions, la CIA déploie sa toile d’araignée où elle espère bien prendre les soviétiques et commence un jeu politique, mêlant diplomatie, espionnage, accords secrets et surtout soutien à des faction ennemies de celle de Massoud. Les États-Unis ignorent Massoud qui leur paraît trop modéré leur but en soutenant un extrémiste musulman fondamentaliste comme son ennemi juré Hekmatyar (il déclenchera une embuscade contre les hommes de Massoud une fois au pouvoir) est de créer de graves problèmes aux russes, personne et surtout pas les USA ne se soucient alors du sort du peuple Afghan.

C’est dans ce contexte que Massoud qui prône un islam modéré et non totalitaire s’impose comme un chef de guerre, un leader charismatique, qu’il organise mène et fédère les clans, mêmes si certains essaieront par la suite de le discréditer pour lui prendre ce pouvoir dont il ne veut pas en le faisant passer pour un espion à la solde des russes.

Les russes finissent par se retirer du pays et de vieilles dissensions renaissent qui voient l’émergence des fondamentalistes farouchement opposés à des modérés comm Massoud, une guerre civile se déclenche entre les différentes armées menées par les commandants.

Une vaste offensive menée par les commandants regroupés autour de Massoud (grade le plus élevé en cette période de guérilla) permet de récupérer une grande partie du territoire et le gouvernement demande à Massoud d’assurer le retour au calme et de sécuriser les villes prises mais sans lui accorder vraiment tout le soutien dont il aurait besoin, les nations unies trainent des pieds, aucune aide significative, Massoud assume tant bien que mal sa mission mais ses forces déclinent, il tient bon, on se bat quartier par quartier contre les fondamentalistes d’Hekmatyar dans Kaboul, il est ministre de la défense.

Par sagesse, conscient des enjeux qui le dépassent et refusant de prendre le pouvoir à sa portée il démissionne de son poste de ministre pour que son ennemi Hekmatyar puisse accepter un accord et devenir premier ministre, réconciliant ainsi les factions. Au lieu de cela et suite à une nouvelle trahison Hekmatyar lance ses alliés contre Massoud, les rapports avec le Pakistan se dégradent, la guerre civile fait rage, les « étudiants du livres » surgissent et se nomment Talibans, soutenus par le Pakistan, ils lancent leur forces à la conquête du pays tout d’abord avec un faux message de paix et de désarmement puis à visage découvert entreprennent la conquête de Kaboul, des villes et la destruction de Massoud.

Ce dernier se réfugie avec ses hommes dans la vallée du Panjshir et fait sauter la route qui y conduit, les talibans les prennent au piège et installent un état de siège. La situation se dégrade de mois en mois quand des milliers de réfugiés rejoignent Massoud leur seul défenseur dans la vallée de Panjshir, menaçant de déclencher une famine, puis la sécheresse.

Les talibans avancent sur tous les front, accentue la pression, gagnent du terrain et finissent par repousser et réduire la résistance à le seule petite vallée du Panjshir, Massoud résiste de toutes ses forces et finit par attirer l’attention de l’occident qui commence à s’inquiéter de la folie fondamentaliste des talibans, Massoud est reçu en France et à Strasbourg mais n’est pas assez pris au sérieux, seuls son assassinat et les évènements du 11 Septembre feront prendre conscience au monde du danger et déclencheront la riposte armée des États-Unis.

Massoud est mort.

Nous pouvons commencer à regretter et pleurer cet homme qui résista seul face à l’armée la plus puissante du monde, puis face aux fondamentalistes taliban en essayant de prévenir l’occident qu’un tout petit pays résistait tant bien que mal à cette folie qui pouvait embraser le monde, oui nous pouvons pleurer.

 

Les livres à lire et les films à voir:

Massoud l’Afghan de Christophe de Ponfilly (livre édition du Félin et film

Arte)

Ils ont tué Massoud ( REPORTAGE fr3)
une vallée contre un empire (reportage)

 

 

 

Par SUAKIN - Publié dans : REVUE DE DETAILS ?! - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 22:12

Je ne suis pas apolitique ou sans conscience sociale,  je suis orphelin d'idées fortes pour m'aider à vivre dans cette ruralité de choix, cet endroit ou j'ai investit l'essentiel de mon patrimoine, fondé ma famille et où j'ai l'impression d'avoir été oublié de tous les acteurs politiques, économiques et autres qui depuis le début des années 2000 préchaient pour un retour vers les villages, la revitalisation des campagnes, le grand air, un meilleur cadre de vie...

Je ne suis pas un mercenaire  ou une girouette opportuniste, je suis perdu dans la jungle des faux semblants, des belles promesses électorales, du bal des masques, du désintéret des pouvoirs publics pour cette "migration verte" qu'ils ont provoqué et encouragé et qu'ils n'assument pas aujourd'hui. Confronté quotidiennement à de simples problèmes "en ville" mais insolubles dans "nos villages" tels que la garde des tous petits, les transports publics, les équipements de loisir, de culture, la scolarisation des plus grands, la cantine, les crèches...et je ne parle pas de l'accession à la propriètè rendue impossible par la spéculation immobilière.

Je ne suis pas un calculateur avide de pouvoir, apre au gain ou à la recherche de reconnaissance pour flatter mon égo je suis un commerçant qui voudrait être pris en compte et qui cherche à force de travail à se construire un petit avenir tranquille pour abriter sa famille et qui se trouve encerclé par des intérets personnels qui le dépassent, par des situations de monopole seigneuriales dans un arrière pays qui n'évoluera pas tant que les politiques ne s'en mèleront pas.

je vis dans un village, un si joli petit village. Un endroit ou il fait bon vivre, où la démographie gallopante est proportionnelle au déclin des investissements communaux , à la pénurie en crèche, à la limitation dramatique des assistantes maternelles, où l'on parle de supprimer le bureau de poste peu rentable, où l'office du tourisme sert déja de relais postal hors saison avec tout ce que cela entraine d'erreurs et de retards. Un village où les investissements en infrastructures pour l'accueil des touristes semblent curieusement réservés pour de grandes inaugurations en pleine lumière et où les véritables besoins de la population (forcemment moins médiatiques) comme le simple fonctionnement des services  public semblents stagner, voire régresser. Un village qui possède un cinéma...super...il ouvre 1 mois en hiver pendant les vacances scolaires et 1 mois en été, pour le reste du temps il y a la télé. Un village avec piscine....super...elle n'est pas couverte et ouvre 1 mois et demi l'été, pour le reste du temps il y a la rivière. Un village avec une salle de musculation...super...c'est un des commerçants du village qui en a les clés et décide pour qui l'ouvrir en dehors de son usage personnel, pour le reste du temps la montagne est pleine de branches et de cailloux... Un village où on vous prend pour un ralleur lorsque vous ôsez poser de simples questions : Pourquoi l'éclairage du terrain de boulle se coupe automatiquement à 11 heures qu'il y ait du monde en pleine partie ou pas ?
 Pourquoi la via ferrata autrefois parmis les plus intéressante du département est-elle aujourd'hui désaffectée ? Pourquoi dit-on que c'est à cause des travaux sur les pistes alors que l'an dernier déjà les lignes principales avaient été retirées pour en interdire l'accés ? Pourquoi est-ce que plus personne ne loue depuis au moins deux ans de harnais, casques et longes obligatoires pour y accéder ?  Pourquoi est-ce la même chose avec la tyrolienne et l'acro-branche ? Pourquoi sommes nous si silencieux et immobiles sur les activités d'été (luge d'été, acro branche, skate park, tyrolienne, VTT, espace aventure, voies d'escalade, canyoning...) alors que tous les villages environnant rivalisent d'imagination et d'investissements pour offrir toujours plus d'activités ?

Je n'ai pas l'exigence de voir mes souhaits en services et équipements réalisés dans la minute, ni la folie de faire porter la seule responsabilité aux élus locaux, mais l'augmentation des impots locaux, de la taxe professionnelle et de toutes les joyeusetés comme le prix au mètre carré des terrasses professionnelles ne se ressent pas dans les investissements ou dans le simple entretien de structures existantes. Alors, d'où viendra l'aide dont nous avons besoin pour faire face à cette pénurie de volonté ?! La crise n'est pas financière dans notre village, loin de là, elle est juste un manque d'ambition pour notre commune. D'où viendra l'impulsion pour mettre tout le monde "au travail" pour le bien de la commune, de ses habitants et de ses touristes.
Quand est-ce que les politiques comprendront l'importance d'englober la ruralité dans leur plan de relance de l'économie ?

Par SUAKIN - Publié dans : REVUE DE DETAILS ?! - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recommander

Ce dont je suis fait

  • : Le blog de SUAKIN
  • Le blog de SUAKIN
  • : Voyages Culture Littérature cuisine photos Cuisine
  • : la vie est un formidable voyage de plaisirs et de découvertes, de joies et de peines, et puis une naissance nous oblige à tout redécouvrir, repenser, partager, la vie, le voyage, les saveurs du monde, la vision des autres,de soi, dépasser ses contradictions, affronter ses peurs pour offrir le meilleur à cette petit âme que nous confie l'éternité.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés